Deux ans (02) après, le retour en force du MEERCI.

IMG_20180610_170656.jpgC’est fait, la grande famille du Mouvement des Elèves et Etudiants Républicains de Côte d’Ivoire (MEERCI) signe son retour en force. Ce jour (10 juin 2018), en réunion de Bureau Exécutif National ouverte à de nombreux membres et en présence de nombreux anciens de la structure estudiantine républicaine de Côte d’Ivoire, c’est un véritable pacte de fidelité qui a été signé pour marquer le renouveau du MEERCI. Lire la suite

Élections à la FIF : Kalou tourne dos à Didier Drogba

Depuis un moment en Côte d’Ivoire, alors que le mandat de l’actuel Président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) arrive à son terme, les velléités de succession ne se font pas prier. Au nombre des prétendants, Didier Drogba, ancienne gloire du football ivoirien.

Au moment où la liste des candidats est désormais connue, l’heure est à la mobilisation des clubs. À ce rendez-vous important, les footballeurs ivoiriens ne font pas à l’unisson. Bonaventure Kalou, actuel maire de Vavoua ne donnera pas son onction à son ancien capitaine. Il a plutôt décidé d’accorder son soutien à Idriss Diallo, candidat en lice. En effet, pour le frère aîné de Kalou Salomon, « Seul Idriss Diallo peut redonner crédibilité et rayonnement au football Ivoirien ».

Cette prise de position trahit l’esprit de solidarité qui devait unir les anciens footballeurs pour le rayonnement du football ivoirien. A l’annonce des candidatures, Bonaventure Kalou s’était annoncé candidat au même titre que Didier Drogba. Aujourd’hui, il a renoncé à sa candidature mais il n’entend pas soutenir son ancien coéquipier.

Alors qu’on pensait que le souci viendrait de Yaya Touré, ce dernier a affiché ouvertement son soutien à Didier Drogba et a même invité ses anciens coéquipiers à apporter leur soutien à la candidature de leur aîné. Pour Yaya Touré en effet, Didier Drogba « peut décanter beaucoup de situations ».

Dégnimani Yéo

Covid19, à qui profite les milliards annoncés aux paysans ?

Dans l’élan de riposte à la pandémie à coronavirus, le gouvernement ivoirien a mis en place un ambitieux plan de riposte sanitaire. Ce plan, adossé à un autre plan de soutien économique, social et humanitaire, devrait permettre aux populations ivoiriennes de traverser la crise sanitaire dans la sérénité.

Le chef de l’État dans son adresse à la nation le 07 mai dernier avait rappelé la création de quatre fonds et la mise en place d’un financement spécifique au secteur agricole, y compris le vivrier. Toujours selon le chef de l’État, le gouvernement avait déjà décaissé 50 milliards de F CFA en soutien au secteur agricole, dont 10 milliards de F CFA pour le vivrier.

Malheureusement, certaines couches de cette population risquent d’être complètement mises à l’écart dans la répartition de ce que l’État leur a promis. C’est le cas du monde agricole. Dans la sous-préfecture de Bayota, au sud-ouest du pays, nombreux sont les paysans qui ne se sentent pas concernés par ce qu’ils entendent à la radio et à la télévision nationales.
La raison est pourtant toute simple. Bouazo D., planteur à Téhiri déclare : « ça là, ce sont les gens qui sont assis dans les bureaux climatisés qui vont bouffer tous ces milliards. Nous autres, on entend seulement ».

Ce constat bien fâché n’est pas l’apanage de ce premier planteur. Dans les villages, où on les rencontre, les planteurs sont nombreux à ne pas avoir à leur portée le minimum de dispositif sanitaire requis. Aucun cache-nez, pas de solution hydro-alcoolique. C’est nul doute ce qui motive cet autre planteur qui a requis l’anonymat à déclarer : « Nous les planteurs là, on ne croit pas à tous ces milliards. Même simple cache-nez, on voit pas. C’est pas l’argent que quelqu’un va venir nous donner » martèle-t-il.

Dégnimani Yéo

Franklin Nyamsi, conseiller de Guillaume Soro taxe de dangereux délinquant

Il y’a quelques jours déjà, Franklin Nyamsi l’un des conseillers les plus tonitruants de l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro se faisait retirer son partenariat avec le journal français en ligne Médiarpart.

Selon le professeur agrégé de philosophie, le journal prenait position pour madame Fanny Pigeaud qui avait réalisé un dossier sur Guillaume Soro, menteur de Franklin Nyamsi. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas hésité à élever des critiques sévères contre l’organe de presse en ligne prétextant que « des journalistes qui piétinent la liberté d’opinion en France! Une découverte terrible. »

Mais dans la réplique de Médiapart, l’organe ne fait aucun cadeau à Nyamsi. Il y est traité de « goujat mal éduqué », « misérable », « dangereux délinquant » et « ennemi de l’esprit, de la pensée, de la dignité humaine et de la culture française ».

Le journal excédé par la démarche de Nyamsi s’abandonne et s’adonne à une approche dépréciative : « Vous êtes Monsieur Franklin Nyamsi Wa Kamerun un pauvre et misérable bougre. Vous faites honte à l’Afrique ».
C’est au nom de sa réputation que Médiapart a voulu protéger que Nyamsi a eu la fâcheuse réputation d’avoir été la première personne à avoir « été chassée à coups de bâton après avoir exagérée par ses injures »

Dégnimani Yéo

Coronavirus : La Côte d’Ivoire est mal partie

Situation de la CI au 25/03/2020

Au moment où je m’adonne à cette tâche ingrate de « présager » le pire, notre pays la Côte d’Ivoire vient d’enregistrer 16 nouveaux cas, faisant passer le nombre total de cas contaminés dans le pays à 90. Les mesures prises par les pouvoirs publics pour endiguer ce fléau mondial n’arrivent toujours pas au meilleur moment.

1- Une grande hésitation dans la prise des mesures
Annoncées pour être fermées, les frontières ivoiriennes ont mis le temps des nombreuses ambiguïtés avant de se voir murées aux pays enregistrant plus de 100 cas au Covid 19. Ce rééchelonnement contre-productif et très inopportun a eu pour mérite de permettre à la diaspora du pays de rentrer et d’être la principale vectrice à partir de laquelle le mal a atteint le pays. Même si les premiers cas ont été le fait de personnes ayant récemment séjourné en Europe, il n’en demeure pas moins que les proportions que le mal est en train de prendre sont imputables à la grande masse de nationaux vivant en Europe et rentrée ces derniers temps.
Pensant prendre le taureau par les cornes, le gouvernement ivoirien avait entrepris de confiner les personnes qui rentraient dans le pays à l’INJS, le temps de s’assurer de leur statut (positif ou negatif) au Covid 19. Malheureusement, le gouvernement a cédé aux complaintes de certaines de ces populations qui s’offusquaient de cette mesure. Le renoncement passif à cette mesure somme toute barrière a prêté le flanc à une évolution vertigineuse du nombre de cas dans notre pays.
Aujourd’hui encore, au moment où Abidjan reste la seule ville officiellement touchée, le gouvernement renonce à isoler la ville du reste du pays. Une mesure pourtant saluée et qui devrait rentrer en vigueur ce 26 mars est retardée au dimanche prochain. Cette propension au report est jusqu’à ce jour le facteur incongru dans la démarche des pouvoirs publics sapant par la même occasion l’efficacité des dispositions prises. En effet, l’on est à ce stade en droit de penser que ce délai supplémentaire vise à accorder aux abidjanais la possibilité de regagner l’intérieur avant que l’isolement n’intervienne. En témoigne la grande ruée actuelle dans les gares à Abidjan pour regagner l’intérieur du pays. Comme dans le cas des diasporas, cet autre ajournement « aura le mérite » très pervers de déporter le virus à l’intérieur du pays. C’est là l’inquiétude majeure.

2- Voilà pourquoi l’intérieur ne devrait pas être touché

Dans ce que Hägerstrand propose comme modèle de diffusion, nous sommes encore au stade 1 de propagation de la maladie au coronavirus. Ce qui signifie que dans les jours à venir, le risque serait de voir les villes proches d’Abidjan connaitre leurs premiers cas. Et avec la possibilité offerte aux abidjanais de fuir la capitale pour l’intérieur, toute la Côte d’Ivoire est désormais menacée d’enregistrer des cas de Covid 19. Ce qui n’est pas du tout à souhaiter. En réalité, quand l’on voit le nombre de décès dans les pays comme l’Italie, l’Espagne, la France et même les Etats-Unis, on ne peut que craindre « la tragédie » dans un pays comme le nôtre. Et pour cause, en dépit de tous les efforts de l’Etat, les plateaux techniques de nos hôpitaux restent fortement peu améliorés comparés à ceux des pays du nord. Si malgré leurs offres de soin, ces pays sont aujourd’hui dépassés par la rapidité du Covid 19, une grande inquiétude doit nous traverser.
En réalité, la ville d’Abidjan est mieux pourvue en centres de santé susceptibles de recevoir des cas que les autres villes de l’intérieur. C’est pourquoi, tant que les cas étaient localisés à cette échelle micro, il était plus facile de les suivre et de les prendre en charge. Malheureusement, cet « exode urbain » à l’assaut certainement du margousier (neem) ne fait qu’augmenter la crainte en des lendemains plus difficiles à supporter. Et ce sont les familles dans les villes et villages du reste du pays qui courent désormais le risque presqu’inévitable d’être exposées au Covid 19.
Toutefois, l’espoir existe quand même. L’espoir, c’est déjà de respecter pieusement les mesures barrières déjà édictées. L’espoir, c’est aussi de se servir des « leçons apprises ». C’est-à-dire s’inspirer du modèle de gestion de la Chine qui aujourd’hui a, ou presque vaincu la maladie. Ces leçons pourront apporter plus de célérité et de maitrise dans la gestion de cette crise sanitaire. L’espoir, c’est aussi vers la Chloroquine. Notre pays va certainement scruter la même piste que la France de l’infectiologue Didier Raoult.

DÉGNIMANI YÉO

Gouètifla / Développement local : Le sous préfet s’imprègne des réalités de sa circonscription

Le sous préfet de la circonscription de Zanzra département de Zuenoula, Tiboué Anne, accompagnée d’une forte délégation a entrepris depuis samedi dernier une tournée dans sa circonscription qui l’a conduit à Gouètifla (17km zuenoula) où elle s’est imprégné des réalités des populations de cette bourgade. Lire la suite

Daloa : la famille du RHDP s’agrandit avec Mohamed Coulibaly qui ratisse dans les quartiers

Il est su de tous, le rouleau compresseur du RHDP est désormais déroulé. Et dans le Haut Sassandra, la machine de ce parti avance à parts sûrs vers les échéances électorales de 2020. Réunis ce dimanche dans le quartier Abattoir II de Daloa, Mohamed Coulibaly et ses pairs ont magnifié le chef de l’Etat Alassane Ouattara et son gouvernement. Lire la suite