Deux ans (02) après, le retour en force du MEERCI.

IMG_20180610_170656.jpgC’est fait, la grande famille du Mouvement des Elèves et Etudiants Républicains de Côte d’Ivoire (MEERCI) signe son retour en force. Ce jour (10 juin 2018), en réunion de Bureau Exécutif National ouverte à de nombreux membres et en présence de nombreux anciens de la structure estudiantine républicaine de Côte d’Ivoire, c’est un véritable pacte de fidelité qui a été signé pour marquer le renouveau du MEERCI. Lire la suite

Polémiques autour du ministère de la promotion de la riziculture, Dr. Yéo Songfolo charge : « le riz est une denrée stratégique pouvant faire chuter tout régime politique »

Le mercredi 07 septembre 2019, le gouvernement ivoirien a connu un réaménagement. Dans ce gouvernement Gon III, un ministère est dédié la promotion du riz. Cela a fait couler autant d’encre que de salive. Dans cette interview, Dr. YEO Lassina Songfolo, titulaire d’un doctorat en Histoire économique, spécialiste des questions de l’autosuffisance en riz, donne les raisons qui fondent la création de ce ministère.

Dégni : Bonjour Dr. On le sait, vous êtes titulaire d’une thèse d’histoire économique qui a porté sur la question de l’autosuffisance en riz. Aujourd’hui l’État de côte d’Ivoire a décidé de prendre à bras le corps la question de l’autosuffisance en riz en créant un ministère chargé de la promotion de la riziculture. Alors, en tant que spécialiste de la question, que vous inspire une telle décision ?

Dr. Songfolo : Je voudrais ici vous remercier pour l’occasion que vous m’offrez à travers cet entretien pour que je puisse m’exprimer sur cette question qui n’est rien d’autre que la création d’un ministère de la promotion de la riziculture lors de la dernière formation du gouvernement Gon 3.
Vous savez, dès l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance, les autorités ont axé le développement socioéconomique du pays sur l’agriculture. Dans le cadre de la diversification des cultures, la riziculture fut placée au cœur de la politique agricole du pays. L’État opta pour une politique interventionniste et volontariste sur l’ensemble de la chaîne de production. En 1963, l’État confie la production à la SATMACI en augmentant le prix du paddy.
A partir de 1970, l’Etat a mis un accent particulier sur la filière en créant la SODERIZ. De nouvelles variétés de riz furent introduites et la riziculture irriguée fut vulgarisée. Près de 19,7 milliards de francs CFA ont été investis par l’État dans la riziculture ; ce qui a permis au pays d’être auto-suffisant pendant la campagne 1975 / 1976.

Cependant, cette prouesse a été d’une courte durée, car le pays a renoué avec les importations de riz au lendemain de la dissolution de la SODERIZ en 1977. L’État est passé à la situation de désengagement progressif du secteur riz avec la mise en place de structures n’ayant pas pour mission principale le riz. Depuis ce temps, la Côte d’Ivoire peine à trouver une solution durable à la question du riz. Avec un changement successif des structures en charge du riz. Ainsi, les importations connurent une augmentation vertigineuse passant de 43 000 tonnes de riz en 1963 à 2 000 000 tonnes en 2018.

Pourtant, la Côte d’Ivoire dispose de plusieurs atouts de développement pouvant lui permettre de produire suffisamment de riz afin de couvrir sa consommation nationale et d’exporter le surplus éventuel. Parmi ces atouts, on peut relever le potentiel important en terres cultivables en riz estimé à plus de 1 300 000 hectares ; un climat favorable avec une pluviométrie abondante et plus de 2 millions de producteurs au savoir-faire non négligeable montrant ainsi la présence de tradition de culture du riz. Il existe avec le développement urbain, un vaste marché pour la consommation du riz dans le pays.

Avec tous ces atouts égrenés plus haut, nous saluons la clairvoyance du Président Alassane Ouattara et de son Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’État Amadou Gon Coulibaly en créant ce ministère.

Si Houphouët-Boigny a pu créer une Société d’État par le passé dédiée spécialement à cette denrée alimentaire stratégique, alors rien n’empêche le Président Ouattara de créer un ministère surtout que c’est un produit qui concourt à la consolidation de la paix sociale.

Dégni : Au vu de ce contexte que vous venez de dépeindre, que répondez-vous à ces ivoiriens qui ne voient pas le bienfondé d’un tel ministère prétextant que la question pouvait être intégrée au Ministère de l’agriculture ?

C’est vrai que la riziculture est partie intégrante de l’agriculture, mais il faut comprendre la place de choix qu’occupe le riz dans notre alimentation et l’urgence pour laquelle on doit faire face à l’épineuse question du riz.

Dans tous les pays développés et pour tous les gouvernements sérieux, les départements ministériels sont créés pour dresser des questions spécifiques. C’est pourquoi, dans la plupart des pays du golfe, il existe un ministère du Pétrole. Tout comme dans les pays sahéliens, il existe des ministères en charge de l’eau. Cela montre, l’importance du produit ou l’urgence pour trouver une solution durable à la question.

Vous savez en 1980, sous l’égide du président Felix Houphouët Boigny, le slogan de l’autosuffisance alimentaire fut vulgarisée. Et pour joindre l’acte à la parole un Secrétariat d’État à l’agriculture, chargé des cultures vivrières fut créé et dirigé par Monsieur Gilles Laubhouët-Vally. C’est pour dire que ce n’est pas un fait nouveau qu’on fasse un clin d’œil aux produits alimentaires.

En plus de cela, Le riz fut, depuis longtemps considéré comme une denrée stratégique à tel point qu’une pénurie de cette céréale pouvait faire chuter tout régime politique. Alors, maîtriser la question du riz, c’est garantir la paix sociale et protéger son pouvoir. Le riz constitue donc un enjeu social et politique non négligeable, dans la mesure où il permet d’assurer la stabilité socio-politique.

Enfin il faut retenir que la Côte d’Ivoire importe chaque année plus de 2 millions de tonnes de riz et dépense près 300 à 350 milliards de francs pour l’importation, une somme faramineuse qui, investie dans le pays permettra de créer la richesse et des emplois.

Dégni : On l’aura remarqué, depuis l’indépendance, la Côte d’Ivoire a fait de l’atteinte de l’autosuffisance un objectif essentiel. Malheureusement, les investissements n’ont pas toujours apporté les résultats escomptés, au point où, à ce jour, le pays continue d’importer du riz. Pensez-vous que par la création de ce ministère, le vieil objectif d’autosuffisance alimentaire en riz, peut-il aujourd’hui être atteint ?

Avec la création de ce ministère nous sommes optimistes quant à l’atteinte de l’autosuffisance en riz à l’horizon 2025 – 2030. Si en 1976 avec la SODERIZ, on a pu atteindre cet objectif et même exporté le surplus, il est possible de rééditer cet exploit avec ce ministère dirigé par monsieur le Ministre Gaoussou Touré.

Toutes les conditions sont réunies pour trouver une solution durable à l’épineuse question de l’autosuffisance en riz. Les spécialistes existent, des études portent déjà sur la question. Les facteurs climatiques sont favorables, surtout que nous avons la possibilité de pratiquer plusieurs types de riziculture selon les différentes régions. Nous notons la riziculture irriguée et de bas-fonds, la riziculture pluviale et la riziculture de montagne typique à l’ouest de notre pays.

En plus de cela nous avons les facteurs institutionnels avec la mise en place de l’ADERIZ (l’agence de développement de la riziculture).

Dégni : Si tel est le cas, quelles propositions faites-vous pour faciliter l’atteinte de ce noble objectif ?

Avant de faire une proposition de solution, nous rappelons que l’autosuffisance en riz suppose que la production interne de riz suffise aux besoins de la population et lui assure un état nutritionnel adéquat. En d’autres termes, l’autosuffisance en riz consiste à produire en quantité et en qualité du riz pour satisfaire les besoins de la population sans recourir à l’importation.
Nous proposons que la question soit traitée à travers l’ensemble des chaines de valeurs c’est-à-dire au niveau de la production, de la transformation et de la commercialisation du riz made in Côte d’Ivoire).
– Un prix incitateur aux paysans producteurs de paddy avec la mise à disposition des facteurs de productions à travers un contrat avec un usinier avec l’appui financier d’une banque.
– La mise en place d’un fonds de garantie auprès des institutions financières pour faciliter l’accès au financement des acteurs de la filière riz.
– Préfinancement des intrants des producteurs avec en contrepartie l’exclusivité de la récolte.
– Mécaniser la riziculture
– Faire un maillage du pays au niveau de la transformation avec la mise en place des pôles agro-industriels près de 32 unités de transformation de près de 30 000 tonnes par an.
– Labéliser le riz made in Côte d’Ivoire
– Prendre des mesures drastiques pour réduire les importations et sensibiliser les populations pour la consommation du riz made in Côte d’Ivoire.

Interview réalisée par Dégnimani Yéo, blogueur.

Daloa : un nouveau commissaire de police à la tête du 2è arrondissement

Ce vendredi 16 août 2019, le chef de district de police de Daloa, Gbégbé Jésus, a procédé à la cérémonie de passation de services entre le commissaire Daplé Germain et le commissaire Amalaman N’djabo Daniel Enderson.

Depuis ce vendredi 16 Août, Amalaman N’djabo Daniel Enderson est le nouveau commissaire du 2è arrondissement de Daloa. Il remplace à ce poste le commissaire Daplé Germain qui est affecté au 37è arrondissement.

Anciennement en service au commissariat de Akoupé dans le sud-est de la Côte d’Ivoire, le nouveau commissaire du 2è arrondissement de Daloa, Amalaman N’djabo D., aura pour mission de travailler, en bonne intelligence, avec les autres services de police de la ville en vue d’assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions. Mais aussi, au regard du banditisme et de l’incivisme grandissant dans la ville de Daloa, sa mission consistera également à œuvrer pour lutter contre la délinquance, le grand banditisme, la drogue.

Présent à cette passation de services pour apporter l’onction de l’autorité policière à cette cérémonie, le chef de district de police de Daloa a invité l’ensemble des agents sous la responsabilité du nouveau commissaire à travailler au rayonnement de la police nationale. « On travaille dans l’esprit du chef. Tout ce qui est correct, vous le faites pour l’image de la police nationale ». a indiqué Gbégbé Jésus, chef de district.

Pour réussir cette mission, il a invité l’ensemble des policiers du 2è arrondissement à se mobiliser pour accompagner le nouveau commissaire dans sa mission, sans préjugés aucun. « Il faut faire fi de toutes les appréhensions et travailler avec le nouveau commissaire pour que le service soit cité en exemple » a-t-il poursuivit.

Dégnimani Yéo

Cérémonie d’investiture de la délégation départementale du RPC-Paix : Henriette Lagou prône la paix et le renouveau

Ce samedi 03 Août 2019, l’hôtel la Grâce de Daloa a accueilli la cérémonie d’investiture de la délégation départementale du RPC-Paix (Renouveau pour la Paix et la Concorde) de Daloa.

Le Renouveau pour la Paix et la Concorde (RPC-Paix) a investit sa délégation départementale du département de Daloa. Cette cérémonie a été marquée par plusieurs investitures au niveau départemental, communale, sous-préfectoral. Lire la suite

Développement du vivrier : bientôt un marché de gros à Daloa

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Connu pour sa forte contribution en vivriers à l’échelle nationale, le département de Daloa verra la construction très prochaine d’un marché de gros ultramoderne.

Le département de Daloa aura désormais son marché du vivrier. La cérémonie de pose de la 1ère pierre a eu lieu ce mercredi 31 juillet 2019 à M’bahiakoffikro, à quelques kilomètres du corridor de Daloa.

Dénommée la Plateforme du marché vivrier, ce marché de gros est également constitué d’une usine de conditionnement et de traitement des produits vivriers. D’un coût global de 2 milliards, ce marché vient répondre à un besoin de structuration de la commercialisation du vivrier dans le Haut Sassandra. Lire la suite

Daloa : Amaral Fofana salue les actions du chef de l’État en faveur des femmes

La samedi 20 juin 2019, l’espace Colatier de Daloa a accueilli la célébration de la fête des mères organisée par l’Association des braves femmes du grand ouest dénommée *Glagnonpkahé*. Cette association est selon sa présidente, Mme Goulé Odette, « une association qui a pour objectif, l’entrepreneuriat féminin, la solidarité, la réjouissance et l’entre-traite ». Dépassant le seul regroupement des Wè et des Dan, elle rassemble également des femmes malinké, Agni, Baoulé, Gouro…

Invité pour parrainer l’événement, Amaral Fofana, cadre du RHDP de Daloa a invité ces femmes à toujours jouer pleinement leur rôle dans l’équipe social, gage de toute stabilité. « Au vu de ce que vous faites pour la société, nous devons nous arrêter à un moment donné, pour vous célébrer. Parce que vous faites beaucoup ». a indiqué le parrain. Lire la suite

Après son retour au RHDP, Touré Alpha Yaya répond à ses détracteurs depuis Daloa.

On l’a connu très engagé aux côtés de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Kigbafori Soro. C’est donc a juste titre que son retour au RHDP a fait couler tant d’encre que de salives. A côté de ceux qui s’adonnent à coeur joie à des pronostics sur la pression qu’il aurait subie, ces anciens compagnons le reversent au rang des traites. Lire la suite

Eaux et Forêts : un nouveau code forestier bientôt en vigueur pour une gestion participative des Forêts ivoiriennes

La direction régionale des Eaux et des Forêts de Côte d’Ivoire est en tournée dans les différentes directions régionales du pays. Conduite par son directeur général, le Lieutenant-colonel Zouzou Mahi Edwige Joëlle, cette délégation était dans la direction régionale du Haut Sassandra ce mercredi 17 juillet. Lire la suite

Gendarmerie : 333 élèves sous-officiers et 14 stagiaires féminins invités au respect du drapeau national à Toroguhé

Le général de brigade Alexandre Apalo Touré, commandant supérieur de la gendarmerie nationale travaille à renforcer la vocation républicaine de la gendarmerie nationale qui se veut d’ailleurs une force d’élite. Cette vision a été rendue publique ce mardi 09 juillet à l’école de gendarmerie de Toroguhé (Daloa).

C’était à l’occasion de la cérémonie de présentation au drapeau de la promotion 2018-2020 de ladite école. Entrés le 12 mars 2019, ce sont 333 élèves sous-officiers et 14 stagiaires féminins a qui le drapeau tricolore Ornage-blanc-vert a été présenté comme le « symbole de la nation, de sa souveraineté, de son unité ».

Faut-il le rappeler, cette présentation est consécutive à la formation commune de base pendant laquelle ces gendarmes en devenir ont appris les rudiments de l’armée.

S’adressant à ces élèves sous-officiers, le Général de brigade Alexandre Apalo a clairement indiqué que le gendarme doit défendre le drapeau national en tout temps et en tout lieu.

Ainsi dira-t-il « nous sommes au service de la nation dont le drapeau est l’emblème le plus symbolique. Vous êtes désormais exclusivement au service du drapeau national ».

Pour le commandant supérieur de la gendarmerie nationale, le drapeau symbolise l’union de tous les fils du pays. C’est pourquoi, « le gendarme doit être fier de défendre le drapeau, de symboliser par ses actions quotidiennes l’État de Côte d’Ivoire ».

Le premier responsable de la gendarmerie nationale n’a pas manquer d’insister sur l’importance de la discipline au sein de cette force d’élite. En fait pour le général Apalo, « la discipline est le socle de nos valeurs. Sans elle vous ne pouvez être de bons gendarmes ». C’est en ce sens qu’il a martelé vigoureusement : « que nul de par son action ne ternisse l’image de la gendarmerie nationale ! »

Cette cérémonie a été aussi l’occasion de célébrer l’excellence. Ainsi, ce sont les 5 meilleurs élèves de l’examen de fin de formation commune de base et les 5 meilleurs cadres de l’encadrement qui ont reçu leurs diplômes des mains du Général Apalo Touré.

DÉGNIMANI YÉO